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Publié par Caroline

Lundi 24 juillet 

 

 

9 h 30 le minibus nous récupère... C'est drôlement étroit à l'intérieur ! Euh... On va tous tenir ? .... Nous allons avoir le privilège de voyager avec un groupe de chinois... 

Les bagages chargés sur le toit, nous sommes prêts pour les 4 heures de route annoncées de Ventiane à Vang Vieng...

10 heures... Nous partons à l'heure mais .... le bus s'arrête 5 fois... une pour l'essence, une autre pour récupérer une glacière, les autres ?... L'Asie est décidément un pays où on apprend à prendre son mal en patience. Pas le point fort de la tribu mais nous apprenons ....

 

Le bus s'arrête une 6 éme fois, cette fois-ci "tout le monde descend !". Nous avons le sentiment d'une pause déjeuner imposée avec des toilettes payants (ok pas cher : 1000 kip !) et un "restaurant" un peu poussé sur la consommation... Nous avions prévu le pique nique et dégustons notre quiche française à l'ombre d'un parasol... Victor tombe du hamac et se fracasse la tête... vite vite de la glace ! On nous la fera payer ... pas cher mais quand même !... bon, nous ne restons pas sur cette impression d'être pris pour des vaches à lait car nous savons que le Laos a beaucoup plus à nous offrir...

 

La route plutôt droite au départ, commence à être sinueuse... les payasages magnifiques commencent à se dévoiler... nous voilà comblés ! ... les rizières et les rivières... la jungle... les maisons traditionnelles sur pilotis... tout le charme de la vie rurale... 

 

13 h 30, il semblerait que nous soyons arrivés à destination, 25 km avant Vang Vieng

Nous nous extirpons du bus et commençons à attendre au bord de la route alors que le bus repart avec ses touristes chinois. On doit venir nous chercher. 10 minutes d'attente. Effectivement, Christophe, le propriétaire français (installé depuis 10 ans au Laos), arrive et nous montons en deux trajets dans le véhicule. 

 

Nous découvrons un simple mais très joli petit "complexe" avec quelques bungalows en bois et restaurant-bar sur pilotis au bord d'un lac. Le cadre est idyllique pour les amoureux de la nature que nous sommes. Peu connu des touristes et absent du Lonely Planet, le coin est calme et reposant. 

 

Ce qui rend aussi l'endroit unique sont les animaux blessés ou maltraités (dont des macaques à tête rouge et un ours noir asiatique surnommé Bouba) recueillis par Christophe. Il nous explique comment il a réussi à récupérer l'un des singes, enfermés pendant 10 ans dans un temple (dans une petite cage). Quant à Bouba, elle a été adoptée à l'âge de 2 mois, lui évitant le triste sort de milliers d'ours dans une ferme d'extraction de bile. Je ferai un article pour expliquer cette pratique barbare dont je ne connaissais même pas l'existence avant de venir au Laos (où le braconnage des animaux se perpétue pour le marché noir) ... je crois que je vais maintenant avoir du mal à me redonner envie d'aller au Vietnam ou en Chine...

 

Installés sur une presqu'île du Lac Nam Ngum (50 km de long) mais proche des rives de Tha Heua, un village de prêcheurs, nous admirons les montagnes qui surplombent ce très beau panorama laotien.

 

Nous nous y sentons bien même  s'il fait très très chaud. Les garçons se comportent déjà comme chez eux... cache-cache et exploration des lieux... Lorsque Christophe arrive av

ec 3 cannes à pêche, ce sont des cris de joie ! ... Léon ne lâchera pas notre hôte et ils se mettront en quête de vers de terre ensemble... Sasha n'est pas en reste...les garçons sont heureux, pour eux c'est le paradis !

La pluie va s'installer pour une petite demie heure mais Léon pêche un poisson... Il fera le casse-croûte du poisson le plus original (une espèce très rare) du bassin de Christophe : le poisson alligator (son nom est tiré de sa ressemblance par son museau allongé et sa mâchoire garnie de dents acérées). 

Il n'en faut pas plus pour conquérir le cœur des garçons... ramasser des vers de terre, pêcher, nourrir les animaux et les poissons, retrouver un chien... 

 

La soirée sera aussi très agréable autour de plats laotiens et d'une partie de billard pour les garçons... sans oublier notre traditionnelle bière laotienne Beerlao, très fraîche !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Petit paradis sur terrePetit paradis sur terre
Un petit coin de paradis dans le Nord du Laos...Un petit coin de paradis dans le Nord du Laos...
Un petit coin de paradis dans le Nord du Laos...Un petit coin de paradis dans le Nord du Laos...

Un petit coin de paradis dans le Nord du Laos...

Petit paradis sur terrePetit paradis sur terre
Petit paradis sur terrePetit paradis sur terre
Petit paradis sur terre
Petit paradis sur terre
Petit paradis sur terre

L'Asie n'est pas le paradis pour tous les êtres vivants...

- Un peu de SENSIBILISATION à partir d'articles extraits du net - 

Coeur sensible s'abstenir ! ... pas pour les enfants...

Chaque année, des ours meurent à cause de cette pratique barbare qu'est l'extraction de la bile dans des "fermes" prévues à cet effet (pour la plupart en Chine, au Vietnam et en Corée). Pour récupérer la bile, on incise l’animal pour lui poser un cathéter directement dans la vésicule biliaire. L’opération se pratique sur l’ours, tenu de force allongé dans sa cage, vivant et non anesthésié. L’enfer des ours est perpétuel car le cathéter reste posé en permanence et l’extraction a lieu deux fois par jour. L’opération se pratique dès que l’ours a un an, car il faut qu’il pèse au moins 100 kilos. Pour produire plus de bile, l’animal est délibérément affamé. Cette pratique terriblement douloureuse finit par causer la mort de l’animal (enfermé dans une cage si petite qu'elle ne lui permet même pas de se tourner). 

Leur bile est très prisée sur le continent asiatique, Chine et Corée essentiellement, pour ses prétendues vertus médicinales. Prescrite pour des pathologies diverses et variées, allant du cancer du foie au simple mal de gorge, il se dit aussi que la bile d’ours aurait des pouvoirs aphrodisiaques. Pourtant, strictement aucune donnée scientifique ne permet de confirmer cela.

L'ours noir d'Asie est en voie d'extinction car il a dramatiquement souffert de la demande en acide biliaire. Aujourd'hui plus de 10 000 ours sont touchés par cette pratique.

Photo prise sur le net, j'ai choisi la plus soft !

Photo prise sur le net, j'ai choisi la plus soft !

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