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Publié par Caroline

Mardi 11 juillet 

 

 

Qu'il a été difficile de partir... Je crois que le fait d'être éloigné de chez sois pendant une longue période exacerbe 

les sentiments... On ressent plus fort... Le cœur s'attache là où nous nous sentons bien, où nous rencontrons des personnes d'une valeur inestimable. 

J'écris ce que je ressens mais je crois que je l'ai déjà écrit plein de fois. 

Ce matin, Sasha et Léon nous demandent si nous pourrons revenir. Je vous promets les garçons nous referons escale à Bali !

Il nous suffit de penser à leurs sourires pour revenir à l'essentiel et recevoir plein d'ondes positives, une vraie thérapie pour notre futur retour en France. 

 

Maintenant il nous faut regarder devant nous. Le chapitre Bali se termine mais nous commençons celui de Java. Nous sommes toujours en Indonesie. 

 

Sur la route, j'écris ce que je ne veux pas oublier...

Une femme qui en lave une autre dans la rivière, vêtue d'un sarong

Des visages et des grains de riz sur le front "pour contrôler les émotions"

Les jolies tenues des balinaises avec leur haut en dentelle blanc et leur sarong coloré

Les cages à oiseaux devant les maisons 

Les écoliers en uniforme avec un balais formé de branches de cocotiers séchées : ils nettoient leur école une fois par mois.

Quand on fait l'appel dans la cour, les lycéens sont alignés comme à l'armée, pas un ne dépasse. Deux mots me viennent à l'esprit : respect et philologie (de vie).... 

La hauteur maximale autorisée pour les constructions : pas plus haut que les cocotiers nous a-t-on dit !

 

Nous sommes toujours aussi émerveillés par les rizières et le travail des cultivateurs. Des rizières en terrasses au bord de la mer et entourées de palmiers à perte de vue, c'est magnifique,,,,

Qu'est-ce qu'elle est belle la mer ! La couleur, les rouleaux...

 

Je n'oublierai pas non plus nos discussions et les éclats de rire de Dewa sur notre modèle social français (il a raison, il y a de quoi rire !!)... A Bali, lorsque l'on n'a pas de travail, la communauté te donne quelque chose à faire. 

L'école est payante à partir du lycée. Le dimanche n'est pas un jour sans activité, tous les jours sont travaillés mais ils sont "libérés" lorsqu'ils doivent se rendre au temple. Ici, il n'y a jamais de manifestations ou de grèves. Les congés payés ?seulement deux semaines par an.

Les balinais ne marchent pas beaucoup, ils ont le scooter, ce qui explique l'étonnement de Dewa lorsque nous avons évoqué nos balades de 14 kilomètres. 

J'ai aussi compris les regards sur notre triplette et les nombreux "vous avez de la chance d'avoir 3 garçons"; la politique de natalité en Indonésie n'est pas stricte mais influence fortement pour ne pas dépasser le nombre de 2 enfants. 

 

Je reviens sur cette matinée. Je me suis levée du pied gauche, mal endormie la veille. Encore des problèmes à régler pour notre arrivée sur Java. Hier soir, les cris du gecko dans la chambre m'ont plutôt fait rire. Fred aussi. Je l'aime bien ce gecko, il a monté la garde toutes les nuits au dessus de notre lit. Le réveil sonne. Je n'ai pas envie de partir. Donc forcément je ne fais rien de mieux que de me cogner l'orteil !  Il est déjà de toutes les couleurs de l'arc en ciel, ça tombe mal... cette nuit nous faisons l'ascension du Kawah Ijen.... Je vais serrer des dents mais je la ferai cette ascension ! ... le truc de fou de se lever à minuit pour la promesse d'un spectacle naturel incomparable. J'ai hâte  ! J'ai envie de sauter de joie ! Je peux chanter à tue tête ou bien pleurer de bonheur. Je suis heureuse et reconnaissante. Je ne suis plus de mauvaise humeur.

Passage à La Poste indonésienne ce matin : dernier envoi de colis ?

Passage à La Poste indonésienne ce matin : dernier envoi de colis ?

Sur le ferry, nous allons faire connaissance d'un professeur d'anglais habitant Bali avec sa femme et ses enfants, une trés belle rencontre

Sur le ferry, nous allons faire connaissance d'un professeur d'anglais habitant Bali avec sa femme et ses enfants, une trés belle rencontre

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