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Publié par Caroline

Mercredi 9 août 

 

Deuxième journée dans les villages ethniques... après la pluie, nous prenons nos scooters. Dommage, il se remet à pleuvoir au moment de partir... bon, ce n'est pas grave : il fait chaud et l'on sèche vite en scooter (les températures sont moins élevées qu'à Luang Prabang- 30 degrés environ contre 38-40 degrés)... nous prenons la route pour voir le stupa doré de la ville. En chemin, nous découvrons un immense temple en construction avec 17 pans de toit. Il ne pleut plus et c'est grand soleil !

 

Nous reprenons la 'route de la vallée' comme ils l'appellent ici. La balade est très sympa car nous ne croisons que de rares véhicules, les vues sur les rizières et les montagnes sont magnifiques. Nous faisons le plein d'images. Une forêt de gommiers avec leur écuelle accrochée au tronc nous montre à nouveau comment est récupérée la gomme. Les garçons ne peuvent s'empêcher de toucher la sève caoutchouteuse... 

Nous arrivons au village de Nam Ngane où vit l'ethnie des Tai Dam.

 

Les Tai Dam est une minorité ethnique née dans les montagnes du Yunnan en Chine où elle vécue dans son propre royaume. Il y a environ mille ans, leur royaume a été attaqué et en grande partie détruit par les chefs de guerre mongols et les survivants ont commencé à migrer du sud de la Chine vers le nord du Vietnam, où ils ont établi un nouveau royaume, près de l'actuelle ville de Dien Bien Phu. 

Après la guerre d’Indochine, beaucoup de Taï Dam ont migré. Les plus importantes populations de Taï Dam sont toujours au Nord-Vietnam et dans le Nord du Laos. On compte environ près de 130 000 Tai Dam.

Ils sont réputés pour leurs tissages de grande qualité et sont vendus à travers le Laos. 

 

Dés que nous entrons dans le village, nous remarquons les métiers à tisser devant les maisons. Nous décidons de nous arrêter car c'est toujours un réel plaisir de contempler ce travail minutieux. Nous profitons de l'occasion pour acheter deux trois bricoles à grignoter dans le minuscule magasin... enfin pas vraiment un magasin !

Tout de suite, nous sommes reçus avec énormément de gentillesse. Sasha s'est déjà installé à côté de la tisseuse pour regarder les gestes précis qui sont en train de donner naissance à un magnifique tissu aux formes géométriques. On nous propose de nous assoir; la petite pause à l'ombre nous permet d'échanger quelques mots ou devrai-je dire quelques gestes... nous offrons un livre aux deux petits garçons de la maison. Ils tournent les pages et je les vois suivre les lignes écrites en laotien avec le doigt... 

Victor est déjà parti à côté de la maison pour jouer avec 3 copains. Ils courent ensemble. Leurs rires font plaisir à voir. D'autres femmes, qui ne doivent pas habiter très loin, se joignent à nous pour les regarder jouer. 

Dans la maison d'à côté, nous nous asseyons à nouveau avec deux vieilles femmes dont la dextérité n'est plus à démontrer... leurs ouvrages sont d'autant plus impressionnants qu'ils sont fabriqués à partir de matériel très archaïque... je pense qu'il n'est pas plus évolué qu'à la période des romains, c'est pour dire !

 

Nous grimpons sur un chemin très caillouteux pour voir le stupa du village. Il n'est pas très intéressant, nous ne resterons que quelques minutes...

 

Sur la carte (très simplifiée !), il est indiqué un village Akha pas très loin... nous prenons donc le chemin de terre rouge qui s'enfonce dans les rizières et les montagnes... le chemin en lui même vaut le détour... les maisons traditionnelles en bambou, les 'sabaidi' des enfants et toute la vie qui va autour... coqs, poules, canards, vaches, cochons... quel bonheur d'être ici ! 

Il semblerait que la direction du village soit sur la droite... nous prenons le chemin malgré les cailloux et l'isolement qui commence à prendre le pas sur l'animation présente jusqu'alors... nous arrivons à une jolie rivière le long de rizières... encore des enfants qui nous font signe et sourient en nous lâchant des 'sabaidi'... un pont... il semble plutôt robuste comparé à d'autres. 

Je m'arrête sur la structure en bois lorsque j'aperçois la porte du village Akha... avec une peau de renard tendue. Les garçons sont impressionnés... où va-t-on ?... on se demande quel accueil nous allons avoir en arrivant...

 

Les Akha ont émigré de Chine au cours des 200 dernières années pour s’installer au Laos, en Birmanie, en Thaïlande et au Vietnam. Aujourd’hui, ils se cantonnent dans l’extrême nord du Laos, essentiellement dans les provinces de Phongsaly et de Luang Namtha. Vivant traditionnellement en altitude, certaines communautés akha peuvent être très isolées.

Les Akha comprennent de nombreux sous- groupes et clans différents qui restent tous fortement attachés à leurs identités et à leurs modes de vie.

Bien que les Akha n’aient pas de langue écrite, les hommes sont capables de remonter leur généalogie sur plus de soixante générations ce qui leur a permis de sauvegarder l’identité et l’histoire akha en maintenant les liens entre les clans et les familles.

On reconnait facilement les villages akha à la porte qui en marque l’entrée. La porte indique la limite entre le monde des humains et celui des esprits et est censée protéger le village contre les brigands, les animaux sauvages et les maladies. Les visiteurs ne doivent jamais la toucher. 

 

Nous passons donc avec attention... nous sommes en scooter et le chemin est alors boueux...

... s'en suit un virage, le village se découvre à nous... tout le monde semble rassemblé vers la 'place' et lorsqu'ils nous voient arriver, tous les regards convergent vers nous... nous qui voulions faire une entrée discrète, c'est raté !

... nous sommes un peu mal à l'aise devant quelques regards méfiants... mais décidons quand même de garer nos scooters... une femme se dirige alors vers nous et nous sourit du fond de son âme... la communication n'est pas évidente puisque nous ne parlons ni laotien ni dialecte local mais avec des gestes et beaucoup de sourires nous parvenons à nous comprendre... nous pouvons laisser nos scooters et casques... je crois sincèrement que le fait d'avoir nos 3 bonhommes avec nous facilite le contact... on nous interroge, nous salue, on regarde nos bonhommes... de nouveau des sourires... quel âge ont-ils ? Sont ils frères ?... nous sommes bientôt le centre d'intérêt de tout un village... les enfants se sont rassemblés autour de nous.. ils nous regardent, nous suivent, nous examinent... nous devons leur paraître bien curieux... 

 

J'aperçois un homme fumer une énorme pipe de bambou. Pendant que les garçons contemplent de petits cochons noirs, un homme d'âge mûre sort de sa maison et nous fait signe de le suivre pour boire un verre. Tandis que ma joyeuse équipe de garçons le suit, je fais quelques photos des visages souriants autour de moi. 

Je fais demie tour et rejoins ma tribu... il y a plein d'enfants... partout...par les fenêtres... la porte... ils regardent tous à l'intérieur... le monsieur très souriant a proposé un verre d'alcool de riz à Fred mais compte tenu de la chaleur, Fred (très raisonnable !... bon on ne risque pas la conduite hasardeuse !) a décliné l'offre, préférant un verre d'eau... nous comprenons que cet homme très accueillant est le chef du village. Nous échangeons quelques mots ou plutôt gestes... une nacelle en bambou est accrochée au plafond. A-t-il des enfants ? .... il fait des gestes mais malheureusement nous ne comprenons pas....Il semble très touché par notre venue. Nous le remercions. Ces moments sont entrés tout droit dans nos petits cœurs... 

 

Nous continuons de découvrir ce village Akha... les garçons prennent autant de plaisir que nous... il faut dire que la vie animalière est fournie !... nous croisons une vieille femme qui fait sécher du gingembre. Elle nous parle et nous regarde avec beaucoup de bienveillance... elle semble intriguée de nous voir photographier des cochons noirs !.... 

Un homme se lave à l'un des robinets du village... il est en sous vêtement mais ne semble pas gêné par notre passage non discret avec tous ces enfants qui nous suivent... un peu plus loin, une femme allaite un bébé...un enfant lave un chien... des femmes discutent devant une maison... 

Les garçons se sentent tellement bien que Léon dit qu'il pourrait rester ici : "il y a des enfants, des animaux, c'est super ici !"

 

Au moment de partir, nous décidons de faire une bonne action en achetant quelques bracelets confectionnés dans le village... nous nous y prenons très mal : croyant donner une somme commune à se partager ensuite, chaque enfant tient à récupérer le fruit de son travail... ils commencent à se disputer... nous essayons de rétablir l'équité entre eux mais c'est compliqué... ils sont nombreux et nous ne parlons pas leur langue...heureusement, le chef du village arrive à la rescousse. En 3 minutes, il a réussi à mettre tout le monde d'accord ! Un vrai chef quoi !

 

Nous quittons le village, passons sous la porte, prenons le petit pont, faisons un dernier coucou aux enfants qui se baignent dans la rivière... nous sommes heureux et tellement reconnaissants pour cette journée pleine de belles rencontres...

 

Nous traversons d'autres rizières... toujours aussi splendides... les montagnes toujours aussi photogéniques... 

Dernière soirée dans notre guesthouse où nous nous sommes sentis si bien... ce n'est pas sans un pincement au cœur que nous retrouvons la très gentille famille de propriétaires... demain c'est le départ... ou plutôt le retour sur Luang Prabang (8 h de bus !) avant de nous envoler vendredi pour le Cambodge...

 

 

Au bout du chemin...
Au bout du chemin...
Au bout du chemin...Au bout du chemin...
Au bout du chemin...
Au bout du chemin...
Au bout du chemin...
Au bout du chemin...
Au bout du chemin...
Au bout du chemin...
Au bout du chemin...
Nous nous arrêtons regarder les gommiers et les coupelles pleines de gomme.
Nous nous arrêtons regarder les gommiers et les coupelles pleines de gomme.Nous nous arrêtons regarder les gommiers et les coupelles pleines de gomme.
Nous nous arrêtons regarder les gommiers et les coupelles pleines de gomme.Nous nous arrêtons regarder les gommiers et les coupelles pleines de gomme.

Nous nous arrêtons regarder les gommiers et les coupelles pleines de gomme.

Village de Nam Ngane

Ethnie des Tai Dam

Des femmes tissent devant leur maison.Des femmes tissent devant leur maison.Des femmes tissent devant leur maison.

Des femmes tissent devant leur maison.

On me montre le tissu une fois terminé : une jolie jupe à enrouler autour de la taille On me montre le tissu une fois terminé : une jolie jupe à enrouler autour de la taille

On me montre le tissu une fois terminé : une jolie jupe à enrouler autour de la taille

Victor profite à sa manière : ils jouent avec ses nouveaux copains en montrant qu'il est le plus rapide à la course...Victor profite à sa manière : ils jouent avec ses nouveaux copains en montrant qu'il est le plus rapide à la course...
Victor profite à sa manière : ils jouent avec ses nouveaux copains en montrant qu'il est le plus rapide à la course...Victor profite à sa manière : ils jouent avec ses nouveaux copains en montrant qu'il est le plus rapide à la course...

Victor profite à sa manière : ils jouent avec ses nouveaux copains en montrant qu'il est le plus rapide à la course...

 Après la fabrication des chips au manioc en Indonésie, nous découvrons une nouvelle utilisation de la roue de vélo.
 Après la fabrication des chips au manioc en Indonésie, nous découvrons une nouvelle utilisation de la roue de vélo. Après la fabrication des chips au manioc en Indonésie, nous découvrons une nouvelle utilisation de la roue de vélo.
 Après la fabrication des chips au manioc en Indonésie, nous découvrons une nouvelle utilisation de la roue de vélo. Après la fabrication des chips au manioc en Indonésie, nous découvrons une nouvelle utilisation de la roue de vélo. Après la fabrication des chips au manioc en Indonésie, nous découvrons une nouvelle utilisation de la roue de vélo.

Après la fabrication des chips au manioc en Indonésie, nous découvrons une nouvelle utilisation de la roue de vélo.

On the road... un autre stupa mais moins beau que celui de Luang Namtha.On the road... un autre stupa mais moins beau que celui de Luang Namtha.

On the road... un autre stupa mais moins beau que celui de Luang Namtha.

Nous empruntons des chemins tantôt de terre tantôt caillouteux. Quel régal ces petites routes qui nous mènent au plus près de la vie laotienne...

Nous empruntons des chemins tantôt de terre tantôt caillouteux. Quel régal ces petites routes qui nous mènent au plus près de la vie laotienne...

Sur notre chemin vers un village Akha... au bout du bout du monde.Sur notre chemin vers un village Akha... au bout du bout du monde.
Sur notre chemin vers un village Akha... au bout du bout du monde.Sur notre chemin vers un village Akha... au bout du bout du monde.

Sur notre chemin vers un village Akha... au bout du bout du monde.

Nous traversons des ponts, certains paraissent plus solides que d'autres.

Nous traversons des ponts, certains paraissent plus solides que d'autres.

Au bout du chemin...Au bout du chemin...

Ethnie des Akha

La porte qui marque l'entrée du village (une peau de bête recouvre l'extrémité). Elle indique la limite entre le monde des humains et celui des esprits.

La porte qui marque l'entrée du village (une peau de bête recouvre l'extrémité). Elle indique la limite entre le monde des humains et celui des esprits.

Au bout du chemin...Au bout du chemin...
Au bout du chemin...Au bout du chemin...
Au bout du chemin...Au bout du chemin...
Au bout du chemin...Au bout du chemin...
Invités chez le chef du village, nous sommes suivis par plein de petits curieux.

Invités chez le chef du village, nous sommes suivis par plein de petits curieux.

Nous aurons besoin de l'aide du chef pour répartir équitablement les quelques kips des bracelets acquis.

Nous aurons besoin de l'aide du chef pour répartir équitablement les quelques kips des bracelets acquis.

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