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Publié par Caroline

Les Himbas

 

Jeudi 18 août 

 

Je ne sais pas par quoi commencer... c’est difficile de retranscrire par les mots ce que nous avons vécu avec le cœur (je crois que je l’écris souvent) ... et puis il a fallu digérer ces moments. Pour ma part, j’ai aussi dû lire pour mieux comprendre. Quant aux garçons, ils ont besoin d’en parler. Hier soir, alors que l’immensité de la nuit avait enveloppé la savane et que les dernières lueurs des braises semblaient fendre l’obscurité, je les écoutais discuter sous leur toile. Ils parlaient encore de ces garçons avec qui ils avaient pu échanger leurs sourires, quelques passes et des regards d’enfants insouciants et heureux. 

 

Je  cherche dans quel sens ordonner mon récit. J’ai envie de tout écrire et en même temps de ne rien dire. Je pourrai aussi prendre une émotion et tracer des liens invisibles vers un chapelet d’odeurs, d’images, de sons et de manifestations du corps, comme une carte mentale. Je me l’imagine bien. 

 

Dés le matin, la joie de monter derrière la camionnette de Marius (le propriétaire du camp et notre guide du jour). Les cris et rires des enfants à chaque fois que le véhicule sursaute, tousse ou tressaille sur la piste. La joie de découvrir 4 autruches au bord de la route et de faire la course avec deux d’entre elles, elles ont un sacré popotin et de sacrées longues pattes ! ... et ce sont de sacrées coureuses !

La surprise pour nous d’arriver dans un village Himba constitué d’à peine 7 cahuttes et d’être aussi bien reçus avec une poignée de main et le chaleureux « mara ! » . Fiers d’être Himba et de se présenter à nous. Marius nous  l’a expliqué, ils ne voient pas beaucoup d’enfants européens, nous étions attendus. 

 

... mais peut être que le récit chronologique conviendrait mieux pour la suite car tant d’émotions se sont entrechoquées. 

La première rencontre avec une femme qui attend un enfant. Elle coiffe méthodiquement chaque mèche artificielle placée au bout de ses nattes. 

Pudiquement elle recouvre son ventre du tissu qui lui sert de vêtement.

 

La seconde case est occupée par une autre femme dont la porte est adossée sur le mur. Elle est cassée, Marius, tentera de lui réparer. 

 

C’est ainsi, à chacun de nos pas, une nouvelle rencontre. Un groupe de femmes nous propose de goûter leur porridge si nous nous lavons les mains avant. Bien sûr cela est traduit pas Marius qui parle parfaitement leur langue. Les femmes mangent toutes dans un même plat, les enfants dans un autre, et les chevreaux se promènent au milieu. 

 

Encore des rires quand nous poursuivons notre route (qui n’a que le mot) pour rejoindre le second village : il emmène 3 femmes Himba avec leur enfant et des grands seaux de bouses de vache à l’arrière de son véhicule.... donc avec les garçons ! 

C’est un matériau de construction pour renforcer les murs de leurs maisons...

 

Le second village est plus grand. De nombreux enfants curieux accourent et assistent aux échanges de bonjour. Cette fois-ci, avec le traditionnel « mara », il faut ajouter un son différent pour signifier si nous sommes une fille ou un garçon. 

Je présente aux enfants quelques photographies sur mon téléphone pour  montrer d’où nous venons et qui nous sommes. Un moment assez drôle quand nous montrons nos boules de poils  : Idol avec un bonnet de Père-Noël a fait peur aux enfants qui ont fait un saut en arrière. Quant à la photographie de Clé de Sol, notre petite poule d’ornement, elle a valu un « Oh ! ». Et la neige, je crois qu’ils n’en croyaient pas leurs yeux...

 

Il faut savoir que les Himbas ne se lavent jamais. Les femmes enduisent leur corps d’un mélange de terre et de beurre pour afficher une plus belle nudité. Pour l’hygiène, elles font des fumigations. Pour les odeurs, elles font un mélange à base d’encens avec lequel elles enduisent leurs colliers et au fur et à mesure de la journée cela fond et coule sur leur corps. C’est vrai que cela sent très fort !

Les tenues et bijoux sont en lien avec leur vie de famille et le stade de leur vie. La mort de son père ou de sa mère (tour de pied). Avec ou sans enfant (collier). 

L’art de la coiffure est également un moyen d’exprimer le statut de la personne.  Dés le plus jeune âge, garçons et filles ont une coiffure distinctive qui subira des transformations tout au long de leur vie. 

Le changement de coiffure et des parures intervient souvent au même moment que les rites de passage mais il peut aussi être l’objet d’une cérémonie et marquer le signe définitif du changement de statut. Ainsi, de la naissance à l’âge de la circoncision (7 à 9 ans environ), les garçons ont le crâne rasé laissant juste une petite houppe au sommet de la tête. Quant aux filles, leurs cheveux sont réunis en deux nattes qui tombent devant les yeux. 

 

Nous remarquons que quelques Himbas portent des vêtements. Marius nous explique que le fait d’aller à l’école change leur identité et cela se voit avec les habits qu’ils portent. Pensionnaires, les enfants doivent s’habiller à l’occidentale et perdent vite leurs traditions. Mais tous les enfants ne vont pas à l’école. Nous avons rencontré un petit garçon qui avait l’âge de Victor et gardait les troupeaux de vaches et de chèvres. Il avait les mains bien abîmées pour son âge. 

 

Nous pensons repartir quand Marius fait remonter à bord plusieurs femmes. Nous passerons par le point d’eau pour charger  les jerricanes qui attendent là-bas. 

Une fois l’eau à bord de la camionnette, Marius repart dans l’autre sens avec ses bruyantes passagères et nous laisse entre les cuves vides. 

Trois garçons jouent au foot dans l’une d’entre elles. Le ballon est une boule faite de tissu. Le langage du foot est international. Victor n’a pas besoin de beaucoup de motivation pour grimper dans la cuve et jouer avec les 3 petits inconnus qui semblent ravis !

Victor voudrait jouer pieds nus car il glisse...

 

Nous rentrons au camp à 14 h 15. Nous n’avons pas encore déjeuné. Il est l’heure !  

À l’ombre nous savourons notre plat de noodles tout en se remémorant ce que venons de vivre... 

 

La journée est parfaite pour les garçons : à 16 h nous partons dans la petite carrière de Marius qui extrait des minéraux pour les polir et en faire des bijoux. Principalement de la topaze et du quartz. 

Ils ont le droit de ramasser ce qu’ils veulent; c’est un véritable trésor pour eux !  Ah les garçons et leurs cailloux !

 

La soirée sera tout aussi parfaite : à 20 h  et avec nos frontales, nous regagnons la réception où quelques restes de légumes sont laissés pour les porc-épic. Qui s’y frotte s’y pique ! Nous passons presque une heure à observer le petit animal piquant se délecter de tous ces légumes. 

En repartant , nous nous arrêtons boire un verre de vin avec nos voisins français pendant que les 8 enfants grillent des chamallows ensemble.

 

Ce matin c’est le départ et c’est avec beaucoup d’émotions que nous le quittons...

 

Nous reprenons la route bosselée mais nous arrêtons régulièrement pour prendre des photos d’oiseaux. C’est l’endroit où nous avons rencontré le plus de perroquets en Namibie. 

 

Direction Opuwo dite la capitale des Himbas, à une centaine de kilomètres de la frontière angolaise. Première étape de la journée pour déjeuner et se ravitailler (mais sans viande et œufs car nous allons de nouveau passer le cordon sanitaire) . L’ambiance est différente de ce que nous avons pu déjà voir dans le pays. Dès que nous nous arrêtons sur le parking du SPAR, une dizaine de personnes arrivent pour nous vendre des bracelets ou nous demander de l’huile, du sucre ou de l’eau. Nous ne sommes pas très à l’aise  et en oublions d’aller au magasin qui vend la bière et le vin, du coup nouvel arrêt plus loin. 

 

Nous passons la Galton Gate. Quelques mètres avant, des girafes mâchaient tranquillement des feuilles.

 

Nous voilà enfin au parc national d’Etosha !

 

Nous sommes pressés car les portes du camping ferment au coucher du soleil... Nous croisons plusieurs troupeaux de zèbres, girafes, springboks, koudous et impalas. 

 

La chance est avec nous. Un couple d’italiens nous interpelle de leur voiture à une intersection. Ils ont vu deux lions au point d’eau appelé Jakkalswater. C’est sur notre chemin. Nous arrivons en une dizaine de minutes. Il y a de nombreuses gazelles et......  deux lions qui se reposent. Le mâle avec une belle crinière se dresse sur ses pattes à notre arrivée, merci pour la photographie ! ... et se recouche... nous sommes à moins de 10 mètres d’eux. 

 

Cette  dernière rencontre de la journée est juste incroyable et donne le ton des 5 prochains jours...

En route vers la plus belle rencontre de notre roadtrip

En route vers la plus belle rencontre de notre roadtrip

Premières rencontres
Premières rencontres Premières rencontres
Premières rencontres

Premières rencontres

Premier chargement ;-)
Premier chargement ;-)

Premier chargement ;-)

Les cases rondes se sont modernisées et peu à peu elles sont remplacées par des formes moins traditionnelles.
Les cases rondes se sont modernisées et peu à peu elles sont remplacées par des formes moins traditionnelles.

Les cases rondes se sont modernisées et peu à peu elles sont remplacées par des formes moins traditionnelles.

Les Himbas
Les HimbasLes Himbas
Nous entrons dans une case où une vieille femme nous enduit la peau avec le mélange dont s’enduise le corps les femmes Himbas. Un bébé était enveloppé dans une couverture, j’ai bien failli marcher dessus !
Nous entrons dans une case où une vieille femme nous enduit la peau avec le mélange dont s’enduise le corps les femmes Himbas. Un bébé était enveloppé dans une couverture, j’ai bien failli marcher dessus !
Nous entrons dans une case où une vieille femme nous enduit la peau avec le mélange dont s’enduise le corps les femmes Himbas. Un bébé était enveloppé dans une couverture, j’ai bien failli marcher dessus !
Nous entrons dans une case où une vieille femme nous enduit la peau avec le mélange dont s’enduise le corps les femmes Himbas. Un bébé était enveloppé dans une couverture, j’ai bien failli marcher dessus !

Nous entrons dans une case où une vieille femme nous enduit la peau avec le mélange dont s’enduise le corps les femmes Himbas. Un bébé était enveloppé dans une couverture, j’ai bien failli marcher dessus !

Les Himbas
Les Himbas
Les Himbas
Les Himbas
Partie de foot dans une cuve vide Partie de foot dans une cuve vide

Partie de foot dans une cuve vide

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